Le culte de l’urgence. La société malade du temps

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Cette semaine, on vous propose de découvrir "Le culte de l'urgence. La société malade du temps" écrit par Aubert Nicole
sociologue et psychologue, est professeur à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe). Cette présentation est réalisée par Michel-André Beauvolsk, professeur, École de service social, Université Laurentienne.

Référence article : Beauvolsk, M.-A. (2003). Compte rendu de [N. Aubert, Le Culte de l’urgence. La société malade du temps., Paris, Flammarion, 2003.] Reflets, 9 (2), 287–290.

L’auteure, Nicole Aubert, s’est inspirée d’une recherche menée auprès de plusieurs grandes entreprises dans divers secteurs d’activité:industrie lourde, banque, automobile, industrie pharmaceutique,informatique, grande distribution, assurance, multimédia, audiovisuel.Elle présente l’avènement de paramètres qui sont apparus et qui contrôlent notre vie: l’avènement de la dictature du temps et du règne de l’urgence, de l’instantanéité, de l’immédiateté. Le livre se divise en onze chapitres et quatre sections. Le but de l’auteure est de tenter de comprendre comment notre époque est en train de vivre une mutation radicale dans son rapport au temps.Dans la première partie du livre, l’auteure montre comment s’est effectuée la mutation du rapport au temps. Aubert illustre comment l’homme fait face à l’urgence et l’instantanéité, les deux nouvelles mesures du temps. Ces notions, étroitement liées entre elles, ont été générées par l’avènement de la mondialisation économique et financière au milieu des années 1980. Il a été lui-même rendu possible par la révolution survenue dans le domaine des télécommunications, apparue à peu près au même moment.Ce qui unit les trois premiers concepts d’urgence, d’instantanéité et d’immédiateté, c’est celui de la vitesse, elle-même au cœur du système capitaliste: plus le capital tourne vite, plus les profits sont élevés.

Dans la deuxième partie du livre, l’auteure aborde le vécu de l’urgence pris entre la jouissance et l’épuisement. Elle avait déjà montré comment l’urgence pouvait être le fruit d’un processus réel, celui de la mutation économique, et être induite par les effets de la logique des marchés financiers, par celle des flux tendus et, d’une certaine manière, par un contexte de restructuration globale de l’activité économique, ponctué de fusions-acquisitions et autres absorptions d’entreprises. Dans cette partie, les «cultures d’urgence» se caractérisent par une survalorisation de l’action conçue comme un antidote à l’incertitude. Ces cultures se caractérisent aussi par un phénomène de compression, sur le terrain du temps, des hommes et des compétences, qui se traduit par la nécessité de faire toujours plus avec toujours moins. Elles impliquent également un envahissement du quantitatif. Pour l’auteure, l’urgence peut aussi devenir une construction mentale.Finalement, elle montre que l’intensité de l’instant frappe davantage les femmes devant confronter l’existence de leur vie professionnelle et synchroniser à la fois leur désir de maternité.L’urgence est alors perçue comme une perversité du temps et amène la corrosion du caractère de l’être humain. Le mot«caractère» réfère ici aux relations que nous avons les uns avec les autres de même qu’avec l’évolution à long terme de notre expérience émotionnelle. La corrosion comporte l’idée de ronger,d’entamer progressivement quelque chose par une action autre que mécanique. C’est donc une certaine altération du com-portement qui s’observe en premier lieu et qui se manifeste par une grande irritabilité, une forte nervosité et une capacité à se mettre en colère de façon fréquente, injustifiée et imprévisible.Ces observations, concernant la perte des capacités relationnelles,se corrèlent parfaitement avec la perte du lien social.Les affections psychosomatiques qui atteignent ceux et celles qui travaillent dans l’urgence et la pression permanentes sont relativement nombreuses. Un psychiatre mentionne pêle-mêle les migraines, le mal de dos, les insomnies, tous des maux assez banals que l’on rencontre dans toutes les problématiques de stress. Aubert établit une typologie managériale assez simple,distinguant ce qu’elle appelle les réalisateurs, les innovateurs, les
sécurisants et les empathiques. Les mieux armés seraient les réalisateurs, en raison de leur capacité à trier, hiérarchiser et établir très rapidement des priorités. De plus, pour Aubert, la maîtrise de soi implique une certaine maîtrise du temps. Certains peuvent souffrir alors d’une pathologie marquée par le ralentissement du temps et par le sentiment d’un arrêt du temps. On parle donc ici de dépression et d’une société maniaco-dépressive. Le syndrome d’épuisement s’y retrouve.Dans la troisième partie du livre, Aubert aborde le retour dure foulé, l’urgence, les crises et les catastrophes. Les grandes crises et les catastrophes industrielles, malgré les dégâts et les souffrances qu’elles occasionnent, sont des indicateurs, parfois utiles, de l’effondrement brutal et ponctuel du culte de la vitesse et de l’urgence. Notre conception occidentale du temps, quantitatif et linéaire, a jeté les bases du régime d’urgence généralisé qui sévit au sein des organisations des sociétés développées. En général, on distingue le temps objectif, qui se fonde sur un système de mesure externe et le temps subjectif, lequel ne prend un sens que par le biais de l’interprétation des individus. Dans une vison cyclique du temps, l’urgence n’existe pas ou, tout au moins, pas comme nous venons de l’envisager. En revanche, dans une vision linéaire,la seconde chance n’existe pas. Il fixe un cadre dans lequel l’erreur n’est pas admise. Le temps linéaire instaure donc une pression à l’excellence, à la réussite et à l’irréprochabilité. L’urgence alors devient un levier du «management». La crise est définie comme un événement brutal et surprenant. Dans son analyse du phénomène des catastrophes technologiques, la réification du temps fait qu’il devient alors une donnée fondamentale. Puis que la technologie promeut l’hyperréactivité et que celle-ci implique une disponibilité permanente de l’individu, les employés doivent donc répondre en temps réel aux sollicitations de l’environnement.Les crises ont tendance ainsi à avoir des effets à long terme sur ces individus.Dans la quatrième partie de son livre, l’auteure traite de l’homme sans avenir. Dans quelle référence temporelle dominante la génération qui a grandi avec les technologies de l’instantané vit-elle? Selon certains témoignages présentés, cinq points importants ressortent. D’abord, le temps est globalement perçu comme une denrée rare et précieuse, soumise aux lois de la valeur d’échange. À ce titre, le seul temps valorisé est celui de l’activité quelle qu’elle soit. Puis, vient la notion de rythme, fort importante.Le travail apparaît comme la valeur absolue et, enfin, le rapport au présent apparaît comme le thème central. L’homme présentes t-il sans projet? Il devient l’homme «instant», un individu dominé par le besoin de satisfaction immédiate, intolérant à la frustration,exigeant tout et tout de suite, dans un contexte où la satisfaction d’un tel besoin est rendue impossible, non seulement par l’hyper choix permanent mais aussi par la quasi-instantanéité avec laquelle le moindre désir peut être satisfait.L’intensité de soi dans le rapport à la vie devient-il alors l’un des éléments constitutifs de l’identité de l’individu hypermoderne ? C’est dans la tension nécessaire entre ces deux logiques d’action,dans ce dialogue obligé entre, d’un côté une contrainte d’urgence et d’immédiateté qui hache et pulvérise le temps dans un contexte de sacralisation du présent et, de l’autre, une tentative de reconquête de soi dans une continuité s’inscrivant dans un ordre de référence porteur de sens, que l’individu hypermoderne peut essayer de définir un nouveau rapport au temps et tenter d’unifier une identité fragmentée.Prenez donc le temps!

L’anthropologie anarchiste

Cette semaine, on vous propose de découvrir ou de retrouver l'anthropologie anarchiste, à travers une conférence enregistrée en octobre 2019 au musée du Quai Branly.

Dans cette conférence Jean-Paul Demoule, professeur émérite d’archéologie à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, membre honoraire de l’Institut universitaire de France et ancien président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), nous présente d’une part les différents auteurs de l'anthropologie anarchiste et d’autre part nous montre les enjeux de ce courant, les sociétés sur lesquelles ils s’appuient, et finalement les leçons, optimistes ou pessimistes, que l’on pourrait en tirer pour l’avenir de nos propres sociétés. (Source: France Culture)


Recevoir un prix nobel en économie grâce à une méthode sociologique ?

Cette semaine, l'association vous propose un regard sur une révolution en économie : Esther Duflo et ses collègues américains Bhijit Banerjee et Michael Kremer ont reçu le prix nobel d'économie, le 14 octobre 2019 pour leurs expériences de terrain dans la lutte contre la pauvreté. Celles-ci consistent à étudier la pauvreté à l'aide d'"expérimentations" qui utilisent des outils méthodologiques issue de la sociologie et le principe de "généraliser. "

Vous pouvez découvrir l'introduction et la conclusion de l'article sur le site et l’intégralité grâce au lien.

https://www.cairn.info/vign_rev/REDP/REDP_195_L204.jpg

L'approche expérimentale en économie du développement
Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo

Introduction

Au cours des dernières années, on a assisté à une véritable explosion des expérimentations par assignation aléatoire dans le champ de l’économie du développement. A l’automne 2008, à l’occasion de la conférence NEUCD (New England Universities Conference on Development Economics), sur les 112 articles présentés utilisant des données microéconomiques (non comprises les expériences de laboratoire), 24 rendaient compte d’expériences randomisées. En 2004, il y en avait 4. Toujours à l’automne 2008, à l’occasion de la conférence BREAD, la conférence la plus prestigieuse en matière d’économie du développement, 4 des 8 orateurs invités ont présenté des expériences randomisées. Sur les six articles publiés ou à paraître en 2008 dans le Quarterly Journal of Economics qui utilisent des données microéconomiques de pays en développement, 3 sont des expériences randomisées. Et cet enthousiasme n’est pas l’apanage des seuls universitaires. A la Banque Mondiale, pour le seul continent africain, on pouvait recenser en 2008 67 évaluations par assignation aléatoire sur les 89 programmes d’évaluation en cours.

Une telle progression a inévitablement donné naissance à une vague de critiques – pour la plupart bienveillantes – qui, tout en reconnaissant les avantages des expériences, rappellent qu’elles ne nous permettent pas de répondre à plusieurs questions importantes. Dans l’ensemble, ces critiques ne sont pas nouvelles : la plupart des objections habituelles (ainsi que d’autres plus inhabituelles) sont évoquées dans un article classique de James Heckman [1992]. Ces critiques ont leur utilité, car – bien que nous ne soyons pas totalement d’accord avec toutes – elles nous ont aidés à définir les forces et les limites des expériences randomisées. Nous maintenons cependant que la plupart d’entre elles ignorent les véritables raisons pour lesquelles l’approche expérimentale a suscité un tel intérêt en économie du développement. Nous avons donc souhaité reprendre ces diverses critiques, à la fois pour les expliciter et les nuancer, mais également pour établir que – par méconnaissance de ce qui est passionnant dans une expérimentation – certains ont tendance à créer des oppositions factices entre les travaux expérimentaux et d’autres formes de recherches.

Conclusion

Nous sommes donc totalement d’accord avec le principal point soulevé par Heckman [1992] : pour être intéressantes, les expérimentations doivent être ambitieuses et éclairées par la théorie. C’est aussi dans ce cas qu’elles seront le plus susceptibles d’être utiles aux décideurs politiques. Nous croyons fermement que les connaissances des économistes peuvent et doivent guider les décideurs dans l’élaboration des politiques (voir également Banerjee [2002]). Les économistes sont parfois bien placés pour proposer ou identifier des programmes politiques susceptibles de réellement changer les choses. Sans doute plus important encore, ils sont parfois en excellente position pour faire naître le processus de découverte de politiques, en jouant sur les deux tableaux : celui de la théorie et celui de la recherche expérimentale. Ce processus « d’expérimentation créative », dans le cadre duquel les décideurs politiques et les chercheurs travaillent ensemble pour réfléchir différemment et tirer les enseignements des réussites et des échecs est sans aucun doute la contribution la plus précieuse des récentes études expérimentales.

Retrouvez l'article complet :

https://www.cairn.info/revue-d-economie-politique-2009-5-page-691.htm#

[Conférence] Faire face à la congestion dans les métropoles ? De l’intérêt de comprendre les motilités pour faire évoluer les mobilités – Toulouse (31)

Conférence Vincent Kaufman

mardi 02 avril 2019

Faire face à la congestion dans les métropoles ? De l'intérêt de comprendre les motilités pour faire évoluer les mobilités

Une conférence avec Vincent Kaufman*

 

Mardi 2 avril à 18h - Grand Auditorium de la médiathèque José Cabanis

 

L'évolution de nos sociétés occidentales des dernières années s'est accompagnée de changements importants dans nos façons de nous déplacer et d'appréhender nos lieux de vie. Nombre de grandes agglomérations, qui se sont développées autour d'un mode de vie périurbain centré sur l'utilisation de la voiture individuelle, connaissent aujourd'hui des niveaux de congestion critiques, les problèmes de mobilités devenant une des principales préoccupations quotidiennes des habitants et un enjeu de politique publique.

Comment faire évoluer nos modèles ? Quelles solutions pour l’ingénierie des transports urbains de demain ? Pour apporter des éléments de réponse, Vincent Kaufman montre l'intérêt de raisonner en termes de motilité. Sorte de ''capital mobilité'', ce concept traduit la propension d’un individu ou d’un groupe d’individu à se déplacer. En prenant en compte l'ensemble des critères qui rendent un acteur potentiellement mobile selon les situations, la motilité renvoie donc à un potentiel, qui dépend à la fois des capacités physiques dont un individu dispose (revenu, conditions d’accès aux systèmes de transport, possession d'un véhicule) que des connaissances acquises (connaissance de l'offre, des alternatives, détention du permis de conduire,...).

 

*Vincent Kaufman est professeur de sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et dirige le laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR). Ses travaux actuels portent sur les liens entre les mobilités et la transformation des sociétés contemporaines et de leurs territoires.

Codev Toulouse Métropole

Arche Marengo - B323

1, Allée Jacques Chaban-Delmas

31500 Toulouse

+33 (0)5 31 22 92 13

codev-toulouse.org

Le son des Campus – Rencontre avec RISA – Campus FM Toulouse

Dans le cadre d'une émission cherchant à faire la promotion des initiatives étudiantes et à mettre en avant la vie associative toulousaine, CAMPUS FM TOULOUSE a rencontré deux membres de RISA, Gaëlle Jouanno et Azhar El Baoui.

Nous vous mettons ci-après le PODCAST de cette sympathique rencontre.

Merci à toute l'équipe de Campus FM Toulouse pour leur invitation.

 

 

[Événement] Nuit européenne des chercheur·e·s 2018 / Albi-Toulouse

Une seule nuit pour 1001 histoires : la Nuit Européenne des Chercheur·e·s

Vendredi 28 septembre - 14e édition

Cette année, la Nuit européenne des Chercheur.e.s vous attend pour une plongée nocturne dans le monde de la science sous la thématique « 1001 histoires ». L’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et ses partenaires invitent petits et grands à rencontrer 200 chercheurs de toutes les disciplines dans une ambiance conviviale et festive et autour d’animations ludiques : expériences, Speed-searching (courts tête-à-tête avec les chercheur-e-s), Top chrono pour ma thèse, Illico Picto, Sciences & Humour, projections...Une soirée pour partager, expérimenter, s’étonner avec les chercheur.e.s, découvrir leurs travaux et les différentes facettes de leur métier.

 

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Rendez-vous le vendredi 28 septembre 2018  à la Cité de l'espace à Toulouse, de 18h à minuit et au Cinéma CGR - les Cordeliers à Albi,de 18h à 00h30.

> Consultez le programme à Albi

  > Consultez le programme à Toulouse

 

Et si la recherche était contée par ceux et celles qui la vivent au quotidien ?
Tel est le défi qui sera relevé la nuit du vendredi 28 septembre par plus de 1001 chercheurs de toutes les disciplines scientifiques.
Objectif : partager avec le public 1001 histoires sur la magie de leur métier, au travers de récits, de jeux, de mises en scène, d’énigmes et d’anecdotes. La Nuit Européenne des Chercheur.e.s, c’est une seule soirée, dans une centaine de villes européennes et 12 villes de France : Albi, Angers, Besançon, Bordeaux, Brest, Dijon, Le Mans, Limoges, Marseille, Paris, Toulouse et pour la première fois, Saint-Denis de la Réunion.

https://www.univ-toulouse.fr/evenements/nuit-europeenne-des-chercheur-s-2018

Le projet "Nuit Européenne des Chercheur.e.s" est financé par la Commission européenne
dans le cadre des actions Marie Sklodowska-Curie.

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À Toulouse et Albi, l'édition 2018 de Nuit Européenne des Chercheur.e.s est un labellisée ESOF 2018 Toulouse
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[Emploi] Chargé(e) d’enquêtes statistiques – Paris (75)

Chargé(e) d'enquêtes statistiques

Détail de l'offre

Informations générales

Organisme de rattachement

Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports,
Référence de l'offre

2018-111260
Localisation

Europe, France, Ile-de-France, Paris (75)
Date de fin de publication

06/04/2018

Description du poste

Catégorie

A
Domaine fonctionnel

Etudes et Evaluation des politiques publiques - prospective
Statut du poste

Vacant
Nature du poste recherché

Ouvert aux contractuels
Intitulé du poste

Chargé(e) d'enquêtes statistiques
Descriptif de l'employeur

L'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) est un service à compétence nationale rattaché au directeur de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative.
L'INJEP conduit un programme d'études et de recherches et produit des données statistiques contribuant à éclairer les problématiques et enjeux des questions de jeunesse, d'éducation populaire et de vie associative. L'Institut comprend le service statistique ministériel (SSM) en charge de la jeunesse et du sport. Il participe également à l'animation de la recherche, notamment à travers le pilotage de la revue scientifique Agora débats/jeunesses.
Descriptif de l'employeur (suite)

La MEOS constitue le SSM en matière de jeunesse, de sports et de vie associative. À ce titre, elle réalise la production de statistiques sur ces thématiques et pilote des études sur les données disponibles. Dans ce but, elle collecte et/ou exploite des données administratives (recensement des licences et clubs sportifs, accueils collectifs de mineurs, ...) et réalise des enquêtes statistiques (enquête sur les pratiques physiques et sportives, enquête auprès des bénéficiaires du service civique, etc.).
Descriptif du poste

Le titulaire du poste est responsable de la préparation de deux enquêtes réalisées par l'INJEP.
La première enquête sera réalisée en partenariat avec la Direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP), service statistique ministériel en charge de l'Éducation nationale. Elle et vise à mieux connaître les activités réalisées en dehors de l'école, notamment les pratiques sportives et culturelles des jeunes, leur participation à la vie citoyenne, mais également de savoir comment est occupé le temps des vacances scolaires.

La seconde enquête est l'enquête nationale sur les pratiques physiques et sportives, enquête de référence sur la question en France.

Description du profil recherché

Fonctionnaire Catégorie A ou contractuel (3 ans), niveau master 2, ENSAE ou doctorat sociologie quantitative, sciences économiques, démographie
Ouvert aux contractuels

Oui
Emploi ouvert aux militaires

Non

Localisation du poste

Localisation du poste

Europe, France, Ile-de-France, Paris (75)

Demandeur

Poste à pourvoir le

01/05/2018

Pièces jointes

[Actualité réseau] Ouverture d’un café-restaurant solidaire à Agen (47)

Retour Accueil

"Le Hang'ART, ce café-restaurant solidaire qui a ouvert ses portes lundi 5 février boulevard Edouard-Lacour à Agen, est incontestablement l'œuvre d'une centaine de bénévoles dévoués, d'entreprises généreuses, d'artisans rigoureux et investis, d'institutions et partenaires impliqués. Chacun a apporté sa pierre à l'édifice qu'elle soit financière, en nature, en temps donné pour démolir l'ancien local, réaliser les peintures, poser les faïences des cuisines… [...] Sous l'égide d'Elodie Sauvage-Férezin [NDLR: une sympathisante de RISA], directrice bénévole, présidente de l'association Stand'Up et coordinatrice du Hang'ART, le lieu entend lutter contre l'exclusion en proposant des repas de la chef Chris et des animations. Hang'ART a vocation à être un endroit singulier qui lutte contre le gaspillage alimentaire grâce aux dons, où ceux et celles qui entrent trouvent des échanges, de quoi se restaurer, une écoute et des plages de détente. Les plus précaires financièrement feront un don, les autres paieront le juste prix des déjeuners et dîners. Le Hang'ART est placé sous le signe de l'ouverture, la liberté et la mixité sociale. Ouvert à tous, il est géré par cinq salariées (que des femmes), renforcées par des bénévoles." (Source: https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/04/2735280-reve-realite-restaurant-solidaire-hang-art-ouvre.html )

"Ce lieu est porté par deux structures : le Hang’ART qui s’occupe de l’activité du café-restaurant et l’association Stand’UP qui favorise l’animation et le lien social. Au Hang’ART, il y a aura donc des clients classiques et des adhérents.

Comme dans n’importe quel café ou restaurant, les clients classiques du Hang’ART consomment et paient le prix affiché pour leurs achats sans avoir besoin d’adhérer. Quant aux adhérents de l’association Stand’UP, quels que soient leurs revenus, ils seront bénéficiaires du principe de libre participation.

La libre participation : qu’est-ce que c’est ?

La libre participation est avant tout un choix. Celui qui consomme un service ou un bien fait le choix de le rétribuer en fonction de la valeur qu’il lui accorde et selon les moyens à sa disposition. Chacun peut donc donner peu ou beaucoup à sa guise, selon sa propre appréciation.

La libre participation permet à chacun d’être libre et responsable de son acte d’achat. Grâce à ce principe, l’association Stand’UP cherche à rendre accessible à tous les budgets ses manifestations pour que l’argent ne soit un frein pour personne.

C’est grâce à la participation juste de chaque participant qu’un équilibre peut être trouvé entre ce qui est donné et ce qui est reçu. C’est grâce à cet équilibre que les activités pourront continuer dans la liberté de chacun et en restant accessible pour tous.

Et en pratique, le principe de libre-participation s’applique comment dans le Hang’ART ?

Sur la partie café, tous les adhérents de l’association Stand’UP peuvent payer leurs consommations en donnant selon leurs moyens. C’est la liberté de donner un peu quand les temps sont difficiles ou de donner plus dès que l’on peut.

Sur la partie restaurant, quatre niveaux de prix sont proposés aux adhérents :

  • la possibilité de donner plus que le prix affiché du menu pour soutenir le projet et l’éthique de l’association Stand’UP ;
  • la formule coup de pouce : une réduction ponctuelle de 25% sur le prix affiché, sans justificatif
  • la possibilité de bénéficier d’une réduction ponctuelle de 50% sur présentation de justificatifs
  • la formule coup de main : la possibilité pour les personnes en grande précarité financière de transformer du temps de bénévolat en menus.

Et chaque jour, tant sur la partie café que sur la partie restauration, l’association Stand’UP reversera au Hang’ART, le montant des consommations de ses adhérents selon les tarifs en vigueur.

La libre participation n’est donc ni de la gratuité, ni de l’assistanat. Au contraire, par ce principe, nous cherchons à impliquer chacun d’entre vous pour que tout le monde puisse bénéficier de nos services et de nos manifestations sans mettre en péril l’existence de l’association Stand’UP et la pérennité du café-restaurant solidaire."

http://hangart47.fr/

https://www.facebook.com/hangart47/

 

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