L’anthropologie anarchiste

Cette semaine, on vous propose de découvrir ou de retrouver l'anthropologie anarchiste, à travers une conférence enregistrée en octobre 2019 au musée du Quai Branly.

Dans cette conférence Jean-Paul Demoule, professeur émérite d’archéologie à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, membre honoraire de l’Institut universitaire de France et ancien président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), nous présente d’une part les différents auteurs de l'anthropologie anarchiste et d’autre part nous montre les enjeux de ce courant, les sociétés sur lesquelles ils s’appuient, et finalement les leçons, optimistes ou pessimistes, que l’on pourrait en tirer pour l’avenir de nos propres sociétés. (Source: France Culture)


Recevoir un prix nobel en économie grâce à une méthode sociologique ?

Cette semaine, l'association vous propose un regard sur une révolution en économie : Esther Duflo et ses collègues américains Bhijit Banerjee et Michael Kremer ont reçu le prix nobel d'économie, le 14 octobre 2019 pour leurs expériences de terrain dans la lutte contre la pauvreté. Celles-ci consistent à étudier la pauvreté à l'aide d'"expérimentations" qui utilisent des outils méthodologiques issue de la sociologie et le principe de "généraliser. "

Vous pouvez découvrir l'introduction et la conclusion de l'article sur le site et l’intégralité grâce au lien.

https://www.cairn.info/vign_rev/REDP/REDP_195_L204.jpg

L'approche expérimentale en économie du développement
Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo

Introduction

Au cours des dernières années, on a assisté à une véritable explosion des expérimentations par assignation aléatoire dans le champ de l’économie du développement. A l’automne 2008, à l’occasion de la conférence NEUCD (New England Universities Conference on Development Economics), sur les 112 articles présentés utilisant des données microéconomiques (non comprises les expériences de laboratoire), 24 rendaient compte d’expériences randomisées. En 2004, il y en avait 4. Toujours à l’automne 2008, à l’occasion de la conférence BREAD, la conférence la plus prestigieuse en matière d’économie du développement, 4 des 8 orateurs invités ont présenté des expériences randomisées. Sur les six articles publiés ou à paraître en 2008 dans le Quarterly Journal of Economics qui utilisent des données microéconomiques de pays en développement, 3 sont des expériences randomisées. Et cet enthousiasme n’est pas l’apanage des seuls universitaires. A la Banque Mondiale, pour le seul continent africain, on pouvait recenser en 2008 67 évaluations par assignation aléatoire sur les 89 programmes d’évaluation en cours.

Une telle progression a inévitablement donné naissance à une vague de critiques – pour la plupart bienveillantes – qui, tout en reconnaissant les avantages des expériences, rappellent qu’elles ne nous permettent pas de répondre à plusieurs questions importantes. Dans l’ensemble, ces critiques ne sont pas nouvelles : la plupart des objections habituelles (ainsi que d’autres plus inhabituelles) sont évoquées dans un article classique de James Heckman [1992]. Ces critiques ont leur utilité, car – bien que nous ne soyons pas totalement d’accord avec toutes – elles nous ont aidés à définir les forces et les limites des expériences randomisées. Nous maintenons cependant que la plupart d’entre elles ignorent les véritables raisons pour lesquelles l’approche expérimentale a suscité un tel intérêt en économie du développement. Nous avons donc souhaité reprendre ces diverses critiques, à la fois pour les expliciter et les nuancer, mais également pour établir que – par méconnaissance de ce qui est passionnant dans une expérimentation – certains ont tendance à créer des oppositions factices entre les travaux expérimentaux et d’autres formes de recherches.

Conclusion

Nous sommes donc totalement d’accord avec le principal point soulevé par Heckman [1992] : pour être intéressantes, les expérimentations doivent être ambitieuses et éclairées par la théorie. C’est aussi dans ce cas qu’elles seront le plus susceptibles d’être utiles aux décideurs politiques. Nous croyons fermement que les connaissances des économistes peuvent et doivent guider les décideurs dans l’élaboration des politiques (voir également Banerjee [2002]). Les économistes sont parfois bien placés pour proposer ou identifier des programmes politiques susceptibles de réellement changer les choses. Sans doute plus important encore, ils sont parfois en excellente position pour faire naître le processus de découverte de politiques, en jouant sur les deux tableaux : celui de la théorie et celui de la recherche expérimentale. Ce processus « d’expérimentation créative », dans le cadre duquel les décideurs politiques et les chercheurs travaillent ensemble pour réfléchir différemment et tirer les enseignements des réussites et des échecs est sans aucun doute la contribution la plus précieuse des récentes études expérimentales.

Retrouvez l'article complet :

https://www.cairn.info/revue-d-economie-politique-2009-5-page-691.htm#

Journée mondiale de l’autisme Conférence Amphi F

"Je cuisine un jour bleu" avec le Crous et conf. de J.Schovanec et A.Rochedy (Certop).

Le mardi 2 avril, pour la journée mondiale de l’autisme, les personnels des restaurants universitaires toulousains seront invités à porter un bandana bleu pour témoigner de leur soutien.

Un repas inspiré du livre Je cuisine un jour bleu par Josef Schovanec et Claude Carat, président de l’association des amis de la Fête de la gastronomie, sera également servi ce jour-là au sein des restaurants du Crous dont l’aRum sur le campus Mirail.

Également sur le campus Mirail :

Sous le parrainage de Guillaume Gomez, chef des cuisines de l’Élysée, conférence « Alimentation et autisme » avec Josef Schovanec, militant en faveur des personnes autistes, Amandine Rochedy, post-doctorante en sociologie (Certop), travaillant sur autismes et socialisations alimentaires et Claude Carat (12h30 en amphi F).

Ces événements s’inscrivent dans la dynamique Aspie-friendly, qui associe une vingtaine d’universités pour mieux accueillir et insérer les étudiants présentant des troubles du spectre de l’autisme. Porté par l’Université fédérale Midi-Pyrénées, c’est un projet financé par le PIA3 dans le cadre de l’appel à projets « Nouveaux cursus à l’Université ».